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Retour sur les examens du diplôme d’Etat d’Accompagnateur en Montagne 2024 (probatoire DE AMM)

Le contexte

Suite aux importants changements dans l’arrêté organisant la formation du DE AMM, notamment concernant l’examen probatoire, il est temps de vous présenter les premières conclusions.

Comme nous l’avions évoqué dans notre article présentant ces changements, le traçage est moins libre car encadré par des « sections » (anciennement « portes horaires ») de difficulté variable.

La section « compétences de base » permet ainsi de faire un premier tri parmi les candidats, pour éviter à ceux qui ne sont pas au niveau de s’engager dans des sections trop complexes. Cette section chronométrée et éliminatoire, et de nombreux candidats insuffisamment préparés y sont arrêtés.

La section « à dominante physique », impose un rythme de randonnée plutôt rapide mais relativement simple techniquement du point de vue de l’orientation.

La section « orientation » est la plus difficile techniquement et évalue les candidats sur leurs capacités à orienter, sur différents terrain et dans différentes configuration.

La dernière citée, la section « terrain technique montagnard » a pour but de tester la rapidité des candidats dans un terrain complexe au niveau de la motricité.

Ces sections peuvent être placées dans n’importe quel ordre, à l’exception des « compétences de base » qui sont évaluées en premier.

Les sessions d’examens probatoire en 2024

Le curseur au niveau de la technicité reste placé par le traceur, et nous avons probablement eu cette année les deux extrêmes au niveau du traçage :

une session plutôt facile du côté du Jura au printemps, avec notamment une section « à dominante physique » intégralement balisée et sur des sentiers et une partie « orientation » plutôt simple avec des balises à proximité immédiate de mains courantes évidentes.

une épreuve plutôt relevée du côté des Pyrénées à l’automne (pour la session Alpes, dans une moindre mesure), avec des parties physiques exigeantes sur les critères évalués mais aussi sur la recherche de balises, et une section « orientation » poussée sur des éléments de micro-relief parfois très complexes.

S’il est impossible de prédire la suite, il s’agit là de fluctuations déjà vécues par le passé, les organisateurs cherchant à trouver la bonne formule pour sélectionner le plus « justement » possible.

La gestion du temps section par section

Une des difficultés que nous avons déjà soulevé est qu’il n’existe plus de « temps cumulé ». Chacune des sections devient éliminatoire et il n’est plus possible de cumuler de l’avance en début de parcours. Sur la session des Pyrénées, l’orientation était particulièrement relevée sur l’enchaînement 15-16-17, demandant ainsi une très grande attention sur un moment de l’épreuve où les organismes sont émoussés.

Il faut donc d’être encore plus à l’aise qu’avant sur l’orientation, pour ne pas gaspiller d’énergie ni perdre de temps dans la recherche de balises, surtout sur les sections « compétences de base » et « physique » où la technicité des itinéraires est relativement simple, y compris pour les sessions Alpes et Pyrénées.

Pour la section « orientation », le chronomètre devient le moyen de sanctionner votre vitesse de déplacement et vos qualités d’orienteur. Il vous faut être entièrement concerné(e) par la prochaine balise, sans vous soucier ni du temps imparti ni de la balise suivante.

La partie en terrain technique montagnard, entièrement balisée, est tracée dans des terrains très engagés. Vous aurez l’occasion de le pratiquer sur nos probas blancs, mais cette section fait finalement assez peu de dégâts, ayant été tracée cette année en descente.

Comment se préparer à l’épreuve d’orientation du proba AMM ?

Si vous avez raté l’épreuve organisée en avril 2024 dans le Jura, vous avez probablement manqué votre meilleure chance. Sans dire que l’épreuve était « cadeau », il est assez peu probable qu’une épreuve dans le futur soit aussi facile.

Nous concernant, nous avons maintenu notre niveau d’exigence élevé, tant sur les exercices que sur les probas blancs, où le taux de réussite a souvent été proche de celui de la session Pyrénéenne.

En venant vous préparer sur nos stages, conçus par des spécialistes de l’orientation sur carte IGN, vous êtes certain(e)s de mettre toutes les chances de votre côté, en faisant en sorte d’avoir le minimum requis, sans compter sur la chance le jour J.

Nos stages seront organisés à l’avenir sur un format « 4 jours », vous permettant une progression rapide étape par étape jusqu’à un « vrai » probatoire blanc le jeudi, souvent assez difficile. 

Nous mettons nos qualités d’orienteurs à votre service pour vous proposer des exercices complexes, tout en ne perdant pas de vue votre objectif final : vous préparer à réussir l’épreuve d’orientation au proba AMM.

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